Les "bonnes résolutions" du mois de janvier
- vaninalaugier
- 14 janv.
- 3 min de lecture

"Les résolutions sont comme les anguilles; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.” (A. Dumas fils)
"Je me remets au sport" "Je perds 10 kg avant l'été" "J'arrête le tabac/l'alcool / le sucre", "Je mange plus équilibré"...Nous sommes nombreuses et nombreux à prendre ces "bonnes résolutions" en Janvier et à les abandonner petit à petit, pour les voir disparaître avant le printemps. Et à culpabiliser ne m'être pas assez volontaire ou discipliné.
Pourquoi on prend des "bonnes résolutions"?


La toxicité de l'entourage
Les petites réflexions assassines de la famille ou des collègues, régulièrement entendues, peuvent nous donner la sensation d'être nuls et de devoir faire des efforts pour être mieux acceptés, ou juste aimés.
Le harcèlement des réseaux et des médias.
Il ne se passe pas une journée sans injonction à devenir la meilleure version de nous-mêmes par le sport, les régimes, les soins, les défis ou quoi que ce soit d'autre. Cette pression finit par culpabiliser d'être banalement un peu trop sédentaire, avec quelques mauvaises habitudes ou quelques kilos à perdre.
On se promet de tout changer.
Les raisons médicales sont un domaine à part. Si votre santé vous oblige à maigrir, à arrêter le tabac ou l'alcool, on n'est plus dans le domaine des "bonnes résolutions" mais d'un impératif médical.
Pourquoi cela ne fonctionne pas?
Ce n'est pas notre vrai désir. C'est toujours la question à se poser : est-ce que je veux vraiment cela pour moi, ou bien est-ce pour être conforme à ce que l'on me demande, pour plaire, pour être accepté?
L'hiver n'est pas la meilleure saison pour changer ses habitudes : il fait froid, la nuit tombe vite, nous avons moins d'énergie, envie de flemmarder à la maison et de manger des plats consistants et réconfortants.
Nous n'avons généralement pas pris nos "mauvaises habitudes" du jour au lendemain. Elles se sont installées lentement, et sont devenues une partie de votre quotidien. Les changer ou les supprimer radicalement, le cerveau n'aime pas, mais alors pas du tout. Il aime la stabilité, la routine rassurante. Et au moindre stress, il reviendra naturellement à ce qu'il connaît, avec toutes les raisons de vous faire craquer. "Il fait froid? j'irai courir demain, ou ce week-end." " Oh ce n'est qu'une part de galette des rois et un petit verre de cidre" " Trop fatiguée ce soir pour me démaquiller". Et après deux ou trois écarts, on baisse les bras, jusqu'à la prochaine fois.
Nous croyons à la motivation et à la volonté. Mais elles sont instables, sensibles au stress, à la fatigue, aux imprévus. D'un jour à l'autre, nous pouvons être totalement démotivés sans savoir pourquoi. Quand on prend une "résolution", notre cerveau est boosté par la dopamine, qui nous euphorise et nous donne de l'énergie. Mais le taux de dopamine va baisser (c'est normal) et notre cerveau ne va plus nous projeter dans une récompense à long terme. C'est trop lent, il n'y a pas assez de résultats, on craque.
Quand nous craquons, nous culpabilisons, notre image de nous-mêmes est abimée, et nous laissons tout tomber.
Alors, comment faire?
Se demander vraiment si nous avons envie de changer pour nous, et pas pour les autres. Vous pouvez très bien ne pas avoir envie de changer, ou pas maintenant. Il n'y a que vous pour le savoir.
Ne pas se fixer des objectifs irréalistes et une transformation radicale. Remplacer "je dois être parfait" par "je fais de mon mieux aujourd'hui".
Choisir une seule chose à changer.
Changer de régime alimentaire + reprendre le sport + arrêter alcool et tabac + éliminer les personnes toxiques de son entourage, c'est se mettre sur le dos une charge mentale énorme qui ne résistera pas au premier stress ou à une baisse d'énergie.
Choisissez une chose et essayez de vous y tenir, même à peu près. Et si vous flanchez, recommencez.
Célébrer les petites victoires au quotidien.
Se donner le droit à l'erreur, et se donner le temps.
Il faut du temps pour qu'une nouvelle habitude de vie deviennent naturelle. Et il est parfaitement normal de rechuter. Si l'envie de changer est vraiment forte, on peut toujours reprendre sa "bonne résolution"
Refuser de culpabiliser.
Vous n'y arrivez pas? ce n'est peut être pas le moment. Ou pas la bonne chose à changer.

Si le changement de vos habitudes est une obligation
Si vous devez vraiment changer votre mode de vie et vos habitudes par obligation médicale, n'hésitez pas à vous faire aider. Un professionnel de santé à votre écoute connaît et comprend votre problématique, et dispose de moyens pour vous accompagner. De plus, un suivi régulier aide à garder votre motivation, à relativiser les échecs et à installer votre changement d'habitudes.
Vanina Laugier
Naturopathe
Psycho-praticienne
Sur RDV à Toulon 06 12 22 58 50



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